Tsadkan Araya Gebreyesus. Éthiopie


13/04/2020

Tsadkan Araya. EtiopiaEn Éthiopie, le premier cas de coronavirus a été signalé le 13 mars et la victime a été identifiée comme étant un citoyen japonais. Après cela, les autorités responsables ont essayé d’approcher toutes les personnes qui ont été en contact avec le Japonais.

Suite à cela, le 16 mars, le premier ministre a annoncé différentes mesures à prendre afin d’empêcher la propagation du coronavirus dans le pays.  Ces mesures comprennent l’interdiction des rassemblements de masse, la fermeture de toutes les écoles et la fermeture des frontières. Ces mesures sont toujours en vigueur pour une période indéterminée.  De même, presque toutes les régions ont pris leurs propres mesures strictes, telles que l’interdiction de tout voyage, la fermeture des écoles et l’interdiction des rassemblements de masse pour contrôler la propagation de la pandémie dans leur région.

Jusqu’au 7 avril 2020, l’ensemble des rapports sur le coronavirus montre que 52 personnes ont été testées positives au virus et que deux personnes sont décédées. Ce nombre augmente au fil du temps. La plupart des personnes infectées par le virus font partie des personnes récemment arrivées en Éthiopie et qui ont été mises en quarantaine pendant 14 jours. Il s’agit d’un mélange d’étrangers et d’Éthiopiens.

Afin de minimiser la propagation du virus dans le pays, tous les médias travaillent intensivement à la sensibilisation aux mesures de prévention contre la propagation du virus. Mais, il semble que les gens ne prennent pas en compte les problèmes qui pourraient survenir à cause de cette pandémie. Dans le lieu où je vis, il est possible d’observer de nombreuses personnes qui sortent sans masque.  Il est possible d’observer des personnes se rendant mutuellement visite pour célébrer des anniversaires, pour rendre visite à un nouveau-né, etc.  Même si les responsables gouvernementaux mettent en place différentes mesures et que les réseaux de médias consacrent tout leur temps d’antenne à la sensibilisation, il existe un énorme fossé dans le suivi et la mise en œuvre des méthodes de prévention par la population. Ceci pourrait rendre très difficile d’arrêter la propagation du virus si des personnes sont infectées au sein de la société.  Mais nous espérons qu’il n’y aura pas de personnes infectées au sein de la société, car tous les rapports positifs proviennent de nouveaux arrivants dans le pays et qui sont restés 14 jours en quarantaine.

Je suis professeure à l’université. Toutes les écoles et universités sont fermées. Cependant, le gouvernement a mis en place différentes chaînes de radio et de télévision pour que les étudiants jusqu’à la douzième année puissent suivre leurs études depuis leur domicile.  Certaines écoles disposent d’un centre d’apprentissage en ligne et font en sorte que leurs élèves apprennent en ligne.

En ce qui concerne la vie à la maison, je reste à la maison sauf quand je sors rarement pour acheter de la nourriture. Parfois, on s’ennuie à rester assis à la maison. Mais nous pensons que nous devons le faire car c’est la meilleure méthode pour éviter la propagation du virus.

De nombreux centres d’affaires sont fermés et cela affecte la vie de nombreux individus, y compris des femmes et donc des enfants.  Cette pandémie peut toucher tous les individus, mais son effet peut varier en fonction des différentes circonstances auxquelles les individus sont confrontés.

De façon plus générale, si cette pandémie ne prend pas fin rapidement, son impact économique, social et politique sera considérable pour notre pays.

(Traduit par Paola Fourcaud)

 

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