Nouzha Skalli appelle à diffuser la culture de l’égalité et à rendre les femmes scientifiques visibles


23 avril 2021. Hier, l’ancienne ministre marocaine de la Famille Nouzha Skalli, chargée de la condition féminine au Maroc, a donné une conférence en ligne aux participantes du cours d’enseignement numérique destiné aux professeures de l’Université Mohammed I d’Oujda, dispensé par l’Université Complutense et promu et coordonné par Femmes pur l’Afrique.

La conférence, qui a été accueillie par le président de l’université marocaine, Yassine Zarhloule, a traité des difficultés, mais aussi des opportunités, rencontrées par les femmes dans le domaine scientifique et de leur impact sur le développement.

Nouzha Skalli, qui est membre du conseil consultatif de la Fondation depuis sa création, a été présentée par notre présidente, María Teresa Fernández de la Vega, qui l’a décrite comme une combattante, non seulement pour les droits des femmes, mais aussi pour la justice, l’amélioration de la démocratie et les droits de l’homme en général. En effet, Mme Skalli, qui, en plus d’être ministre a été membre du Parlement pour le Parti socialiste du progrès, a fondé plusieurs organisations humanitaires et s’est aussi particulièrement engagée dans la lutte contre la peine de mort.

Mais Nouzha Skalli, outre son activisme, a une formation scientifique comme pharmacienne et connaît, tant par la politique que par le monde universitaire, les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le domaine scientifique.

Dans sa conférence, elle a tracé le panorama des inégalités que les filles et les femmes subissent encore dans le monde et au Maroc, et elle l’a fait à travers les données, car comme elle l’a dit, les données nous renseignent sur la réalité et ce n’est qu’ensuite que nous pouvons identifier et chercher des solutions aux problèmes.

Avec ces données, qui continuent de montrer que les filles sont toujours en retard sur les garçons en matière de scolarisation et en avance sur l’analphabétisme, ainsi que de nombreuses autres inégalités dans le domaine de l’éducation, elle a souligné l’importance de lutter contre celles-ci pour parvenir à un développement durable. Pour ce développement, a-t-elle insisté, la science et la recherche sont cruciales.

Elle a également souligné la nécessité de rendre les femmes scientifiques visibles, d’encourager les filles à poursuivre des carrières scientifiques, et en somme, de démanteler le patriarcat, un système qui n’est pas bon pour les femmes, mais pas non plus pour les hommes, a-t-elle remarqué, car il s’agit d’un déséquilibre de pouvoir qui rend impossible toute avancée dans le développement et le progrès.

Elle a consacré une partie de sa conférence à mentionner un bon nombre de femmes marocaines qui occupent des postes à haute responsabilité et dirigent des organismes et organisations scientifiques de premier plan dans le monde entier.

La répartition des tâches imposée par le patriarcat, avec les femmes au foyer et les hommes dans la sphère publique, est injuste, a-t-elle conclu, et il est nécessaire de diffuser la culture de l’égalité afin d’éradiquer ce système. Une culture pour laquelle autant les femmes que les hommes doivent se battre.

La vidéo de la conférence peut être visionnée sur la chaîne YouTube de Femmes pour l’Afrique sur ce lien.

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