Nous serons avec l’institut Cervantes à Dakar


Madrid, le 15 décembre 2020. Le directeur de l’Institut Cervantes, Luis García Montero, et la présidente de la Fondation Femmes pour l’Afrique, María Teresa Fernández de la Vega, ont signé durant la matinée un accord de collaboration pour promouvoir l’espagnol et sa culture en Afrique par le biais du Centre Cervantes de Dakar (Sénégal), qui comprendra l’actuelle salle de classe de la capitale et sera inauguré en 2021.

Selon l’accord signé, l’Institut Cervantes cédera l’utilisation de certains espaces du nouveau centre de Dakar à la Fondation, afin que celle-ci puisse réaliser des activités visant le leadership féminin, où l’espagnol est utilisé comme un instrument de développement et d’égalité dans un pays qui compte 350 000 étudiants en espagnol.

Garcia Montero a souligné que le nouveau centre de Dakar est le “projet le plus excitant” de l’Institut Cervantes ces dernières années et a insisté sur le fait que son ouverture est “une très bonne nouvelle” après une décennie de crise.

En ce sens, il a assuré qu’il servira à consolider le réseau des centres Cervantes car il est situé dans un “point décisif pour le développement du monde, de la culture et de la diplomatie”. “La culture est ce qui crée des liens humains et facilite les solutions humaines”, a-t-il aussi déclaré.

La directrice a rappelé que l’Institut Cervantes a mis en place le programme culturel “En femenino” et a souligné qu’il est “fondamental” de renforcer les activités et les accords comme celui-ci qui ont un impact sur le leadership des femmes.

Pour sa part, María Teresa Fernández de la Vega a souligné que l’accord signé reflète “un rêve de longue date”, comme celui de disposer d’un espace propre dédié aux femmes africaines.

Le Présidente a souligné que les femmes sont un “vecteur fondamental de progrès sur le continent”. Pour cette raison, elle a déclaré que “l’espagnol doit être un instrument d’orientation pour l’égalité et doit servir à mettre en œuvre les droits de l’homme de ce groupe”.

Parmi les lignes de travail que l’organisation à but non lucratif mettra en œuvre avec la collaboration de la Fondation Cervantes, figure la création de l’école pour femmes traductrices et interprètes AFRICA CON Ñ, une initiative qui sera renforcée par la présence progressive d’entreprises et d’institutions espagnoles sur le continent.

Elle développera également le programme “Ellas lideran en español” (« Elles mènent en espagnol ») dans lequel des conférences seront données par des femmes hispanophones, qui sont une référence dans différents domaines de la société et qui peuvent inspirer les femmes africaines.

Une autre proposition consiste à ouvrir une bibliothèque virtuelle sur l’hispanisme et la littérature espagnole écrite par des femmes, une ressource d’enseignement et de formation à la disposition des départements espagnols des universités, des étudiants et de tous ceux qui s’intéressent à cette langue.

L’Afrique, une enclave stratégique pour l’espagnol

 Enfin, la Fondation offrira un programme de bourses d’études de troisième cycle destiné aux femmes africaines, qui mettra l’accent sur l’étude de la philologie, de la littérature espagnole ou de l’enseignement de l’espagnol comme langue étrangère.

Cet accord de collaboration s’inscrit dans le cadre du protocole général d’action signé par les deux institutions le 3 avril 2018, par lequel elles ont exprimé leur volonté de coopérer à la réalisation de diverses activités éducatives, artistiques et culturelles en Afrique et en Espagne.

Depuis 2010, le Sénégal dispose d’un centre Cervantes, où se déroulent, entre autres, des cours en classe, des formations pour les enseignants, des conférences, des cours magistraux, des tables rondes et des examens de certification linguistique.

Plus précisément, l’Afrique subsaharienne compte plus d’un million et demi d’étudiants en espagnol, ce qui en fait la troisième région du monde en termes de nombre d’étudiants, avec 6,5 % du nombre total de personnes apprenant la langue.

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