L’Institut de santé Carlos III renouvelle son engagement envers les femmes scientifiques africaines


Le 21 avril 2021. La Fondation Femmes pour l’Afrique et l’Institut de santé Carlos III (ISCIII, selon le sigle espagnol) ont signé un accord par lequel l’ISCIII accueillera au cours des quatre prochaines années autant de femmes scientifiques africaines postdoctorales, qui effectueront des recherches dans différents domaines qui affectent particulièrement la santé de millions d’Africains. Cet accord s’inscrit dans le cadre du programme Ellas Investigan, de Femmes pour l’Afrique, auquel l’ISCIII est associé depuis sa création en 2014.

Dans cette nouvelle édition, qui est financée par Endesa, le Dr Imane Jroundi, du Maroc, effectuera des recherches au Centre national d’épidémiologie (CNE selon le sigle espagnol) sur la prévalence du SARS-CoV-2 en Espagne et son évolution séro-épidémiologique chez les enfants, depuis le confinement jusqu’à la réouverture des écoles, ainsi que sur ses implications en matière de santé publique. La chercheuse nigériane Adeola Oloboyo viendra également à l’ISCIII.

Jusqu’à la 6ème édition actuellement en cours, l’ISCIII a accueilli six femmes scientifiques africaines qui ont pu mener pendant leur séjours de six mois des recherches sur les maladies infectieuses les plus meurtrières de leur continent, comme la malaria et le SIDA et sur les effets des zoonoses chez l’homme. La dernière incorporation a eu lieu il y a quelques semaines, lorsque la parasitologue égyptienne Mona Mahmoud est arrivée au Centre national de microbiologie (CNM selon le sigle espagnol) pour compléter la deuxième partie de son séjour. Lors des éditions précédentes, Nalah Osman Mohamed Ali, du Soudan, et Ifeoma Enweani et Yamisi Adesiji, du Nigéria, avaient rejoint divers centres de l’ISCIII.

Le projet Ellas Investigan vise à promouvoir l’accès des femmes aux sciences et aux technologies, à soutenir leurs carrières de recherche, à rendre leurs réalisations visibles et à promouvoir leur leadership dans la communauté scientifique internationale. Il promeut également la création de réseaux de femmes scientifiques africaines, favorise la coopération entre les chercheurs espagnols et européens, et encourage la création de projets communs de coopération scientifique régionale et internationale entre le monde universitaire, les centres de recherche et l’industrie.

Depuis la 1ère édition en 2014, qui a commencé avec 5 centres associés et qui, dans cette édition, en compte 19, un total de 77 femmes scientifiques de haut niveau provenant de 18 pays du continent ont été sélectionnées pour ce programme.

Amis de la Fondation