Les femmes médiatrices au Mali et en République centrafricaine identifient leurs défis dans la construction de la paix


20 mai 2021. Hier s’est tenue dans une réunion télématique la deuxième session de l’atelier Femmes et médiation au Mali et en République centrafricaine, une activité mise en place par l’Alliance des femmes pour la paix, qui est composée de la Fondation Women for Africa et de l’Alliance des femmes pour la paix des Nations Unies.

Une douzaine de femmes médiatrices de ces deux pays particulièrement touchés par le conflit ont participé à l’atelier, qui a été consacré à l’identification des principaux défis auxquels ces femmes sont confrontées et du rôle joué par des acteurs tels que les chefs traditionnels et religieux.

Ces acteurs sont particulièrement importants pour l’Alliance des femmes pour la paix, car son action se concentrera sur les conflits ayant une dimension religieuse et interculturelle, comme c’est le cas au Mali et en République centrafricaine.

Les participantes à l’atelier ont mis en évidence comme principaux défis pour leur travail de médiatrices des questions qui ont toujours constitué des obstacles au travail de ces femmes dans le monde entier, mais surtout en Afrique : manque de connaissance mutuelle dans les sociétés, manque de représentation, perception erronée du rôle des femmes et de la nécessité de valoriser leur fonction essentielle en faveur de la paix, exposition à la violence ?

Mais aussi, depuis la République centrafricaine, on a parlé d’un nouvel élément qui a été identifié comme un nouvel obstacle : les fake news. Un facteur qui, malheureusement, s’est déjà mondialisé et déforme la vision de la réalité dans le monde entier.

Dans le débat animé que les médiateurs ont tenu dans l’atelier, ils ont également parlé de la légitimité et du rôle que les chefs traditionnels et religieux jouent dans les efforts de résolution des conflits. Un rôle très important, ont-elles toutes convenu, qui fait qu’il est essentiel de compter sur elles pour atteindre l’objectif, même si parfois il faut aussi travailler pour qu’elles comprennent ce que les femmes savent et sont capables de faire dans ce domaine.

L’atelier se poursuivra dans les semaines à venir avec de nouvelles sessions en ligne avant que, comme prévu, les membres de l’Alliance des femmes pour la paix puissent se rendre au Mali et en République centrafricaine pour suivre le travail sur le terrain.

 

Amis de la Fondation