L’écrivaine et professeure d’origine équato-guinéenne, Marisa Mañana, a animé un atelier d’écriture créative destiné aux étudiantes des départements d’espagnol des universités Cheikh Anta Diop et Gaston Berger, au Sénégal. Organisée dans le cadre du projet « En Clave Afro : Littérature africaine et de la diaspora en espagnol avec une perspective de genre », cette activité a mis l’accent sur la migration comme thème central, une réalité qui imprègne la société sénégalaise sous de multiples facettes.
Un intérêt de plus en plus marqué pour l’espagnol au Sénégal
L’espagnol a pris de l’ampleur au Sénégal en tant que langue étrangère dans les domaines académique, culturel et comercial. Bien que le français demeure la langue principale dans l’éducation et l’administration, la mondialisation et le renforcement des liens avec l’Amérique latine et l’Espagne ont favorisé son apprentissage. Cela se reflète notamment dans le développement de l’Institut Cervantes à Dakar, premier du genre en Afrique subsaharienne, ainsi que dans la présence croissante de départements de langues romanes dans les principales universités du pays, où l’espagnol occupe désormais une place privilégiée.
L’écriture créative, un moyen de raconter le monde
Pendant six heures, l’atelier animé par Marisa Mañana a offert aux participantes un espace d’exploration littéraire en espagnol, loin d’une approche purement académique. À travers la lecture et l’analyse de Las que aguardan de l’auteure sénégalaise Fatou Diome et de La luna está en Duala de l’écrivain camerounais Sani Ladan, les étudiantes ont abordé le thème de la migration sous l’angle du genre. En guise d’exercice final, chacune a rédigé son propre récit sur cette thématique, découvrant ainsi de nouvelles formes d’expression et renforçant leur lien avec la langue.
Grâce à cet atelier, les étudiantes ont eu l’occasion d’écrire en espagnol de manière plus personnelle et créative, loin des contraintes de la structure académique traditionnelle. Beaucoup d’entre elles ont exprimé leur étonnement en découvrant qu’elles ne se contentaient pas d’écrire, mais qu’elles possédaient des histoires précieuses à partager avec le monde.
Cet atelier a offert aux étudiantes sénégalaises l’opportunité non seulement de perfectionner leur espagnol, mais aussi de découvrir leur propre voix à travers l’écriture, en explorant des récits qui reflètent leurs réalités et leurs aspirations
Une approche à la fois pratique et réflexive
L’atelier a allié théorie et pratique, favorisant à la fois l’écriture spontanée en classe et la réflexion écrite à domicile. À travers des exercices narratifs et des techniques littéraires, les participantes ont pu explorer leur voix personnelle et la richesse de la diversité créative. Parmi les objectifs principaux de l’activité, on peut citer:
À propos de la formatrice
Marisa Mañana est écrivaine, professeure d’écriture créative, coordinatrice de clubs de lecture et correctrice. En 2022, elle a publié Como nosotros, un recueil de nouvelles destiné à un public adulte. Elle enseigne actuellement à l’École d’Écrivains de Madrid.
Marisa Mañana animant l’atelier avec les étudiantes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Des étudiantes de l’université Gaston Berger posent avec la formatrice.
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