Du 20 au 24 octobre, la huitième édition de « Ellas son Cine


Madrid, le 5 octobre 2020.

Une fois de plus, et il s’agira de la huitième édition, Ellas son Cine revient sur les écrans pour présenter au public le travail de réalisatrices africaines. Et nous disons qu’elles seront de retour sur les écrans parce que la série se déroulera, comme d’habitude, dans la Sala Berlanga, mais cette fois-ci avec des places limitées et, bien sûr, avec toutes les mesures de sécurité en place.

Entre le 20 et le 24 octobre, le cycle proposera cinq films qui emmèneront les spectateurs de l’extrême sud à l’extrême nord du continent. Nommer 37, de la jeune réalisatrice sud-africaine Nosipho Dumisa, qui ouvre le spectacle, est un thriller brutal qui se déroule dans une banlieue marginale du Cap. Le succès du film, de réalisation magnifique, a servi à faire de Nosipho, la réalisatrice de la deuxième série africaine originale de Netflix, Blood & Water.

L’ouverture de la série avec Nommer 37 nous donnera l’occasion de discuter non seulement du film, mais aussi de la culture minoritaire du genre du thriller par les femmes.

Le mercredi 21, un film très différent sera présenté. Nous voyageons du Sud vers l’Afrique du Nord, où la réalisatrice franco-tunisienne Manele Labidi nous apporte Un divan à Tunis, qui raconte l’histoire d’une psychologue qui revient de France dans son pays pour y installer son cabinet dans le style d’une comédie sociale.

Et nous continuons dans le nord le jeudi 22 avec Adam, le film qui est le premier long métrage de la réalisatrice marocaine Maryam Touzani. C’est l’histoire brutale des difficultés que rencontrent les femmes lorsqu’elles ne suivent pas le chemin établi dans une société profondément patriarcale.

Vendredi, nous retournons en Afrique du Sud avec The White Line, un film particulièrement attrayant en raison de son origine et de son emplacement, la Namibie, dont nous connaissons peu l’histoire. La réalisatrice namibienne Desiree Kahikopo nous apporte une histoire d’amour très intéressante dans un environnement de racisme brut, tel que l’apartheid subi par les citoyens de ce qu’on appelait alors l’Afrique du Sud-Ouest allemande.

Enfin, pour clore ce cycle, nous offrons la possibilité de connaître ou de revoir Papicha, le film de la réalisatrice algérienne Mounia Meddour, primé par de nombreux festivals internationaux et qui a récemment pu être vu dans notre pays. Il raconte l’histoire de la quête de liberté de jeunes étudiants universitaires à la fin des années 1990 en Algérie, qui subit déjà les assauts du fanatisme islamiste.

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