Martha Korok. Camp de Réfugiés de Kakuma. Kenia


Martha Korok (Kakuma)27/03/2020

Merci pour votre considération, nous sommes en sécurité même si la situation est en train d’empirer.

Il y a 25 cas qui ont été confirmés hier soir et la seule chose que nous pouvons faire c’est être partiellement mis en quarantaine. Nos vies reposent sur le marché, nos points d’eau sont à plusieurs kilomètres de la maison. Donc nous ne pouvons pas être mis en quarantaine totale. Seul Dieu pourra nous venir en aide.

Les masques sanitaires ne sont pas offerts. Tout ce que nous pouvons faire c’est garder une parfaite hygiène en nous lavant les mains et c’est tout.

Les écoles sont fermées et nous ne pouvons même pas dispenser d’enseignement aux élèves en ligne car il n’y a pas de WiFi dans la plupart des maisons.

La situation générale des femmes est si pathétique que certaines femmes ont refusé d’être mises en quarantaine, affirmant que leurs enfants mourront de faim si elles ne peuvent pas aller au marché.

(Traduit par Paola Fourcaud)

Amis de la Fondation