Des femmes qui brisent les codes. Meaza Ashenafi, changer les lois en faveur des femmes en Éthiopie


04/05/2022

Les 19 et 20 mai prochains, une centaine de femmes leaders de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Europe célèbreront à Madrid une grande rencontre intitulée« Les ponts des femmes. Propositions du sud pour un changement global ». À cette occasion, elles débâteront sur les principaux thèmes qui préoccupent la planète. L’objectif est en effet d’écouter ces femmes afin de les prendre en compte. Pour ce faire, elles élaboreront un document avec des propositions ; document qui sera par la suite présenté à la communauté internationale.

Dans cette section, nous vous présenterons quelques une partie de ces femmes leaders africaines. Ce sont toutes des femmes qui vont vous impressionner. Nous avons dû faire un choix et nous nous sommes basées sur celles qui seront les coordinatrices des divers groupes de travail. Vous trouverez également la biographie de toutes les participantes sur cette page web.


Aujourd’hui, nous vous présentons MEAZA ASHENAFI

Meaza Ashenafi est une femme qui a réussi des grands succès en Éthiopie. Elle a été la première  femme présidente de la Cour suprême fédérale d’Éthiopie

Son activisme en faveur de l’égalité l’a mené à devenir aussi pionnière, avec des autres avocates, dans la création de la première Association de Femmes Avocates (EWLA) et dans le leadership d’un groupe d’entrepreneuses pour fonder la première banque de femmes en Éthiopie (Enat Bank). Avec plus du 50 % de travailleuses, la banque offre des services financiers aux femmes.

On parle d’une femme modèle en Éthiopie. Elle est née à Assosa, un village loin de la capitale, dont le maire était le père de Meaza. Elle avait neuf frères et la mère, dédiée à élever les enfants et femme au foyer, a toujours encouragé sa fille à étudier.

Elle a réalisé les études primaires et secondaires à Assosa. Grâce à être une bonne étudiante, elle est allée à Addis Abeba, où elle a étudié droit à l’AA University. La connaissance des lois lui ont fait prendre conscience des injustices pour les femmes en matière de droit.

Elle a défendu un cas en tant qu’avocate qui est devenu un film, Difret, produite par Angelina Jolie. Il raconte l’histoire réelle d’Hirut, une fille de 14 ans enlevée et violée lorsqu’elle retournait du collège et qui a réussi à tuer ses ravisseurs avant d’échapper. Bien qu’elle ait agi pour se défendre, Hirut a pu être condamnée à mort.

Sa trajectoire professionnelle a toujours eu comme toile de fond son activisme pour défendre les droits des femmes et changer les lois. Comme conseillère dans la rédaction de la Constitution d’Éthiopie, elle a réussi à inclure des règles strictes afin de protéger les droits des femmes et des enfants.

Depuis l’Association des Femmes Avocates, elles assistent et conseillent légalement et gratuitement les femmes.

Avec Julia Duncan est coordinatrice du group de travail « Égalité légale, droits politiques et participation publique »

 

(Rebeca M. González, traductora en prácticas de la Universidad de Alcalá)

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