Des femmes qui brisent les codes. Julia Duncan, femme engagée pour les droits des femmes au Libéria


03/05/2022

Les 19 et 20 mai prochains, une centaine de femmes leaders de l’Afrique, de l’Amérique latine et de l’Europe célèbreront à Madrid une grande rencontre intitulée « Los puentes de las mujeres. Propuestas desde el sur para el cambio global » (« Les ponts des femmes. Propositions du sud pour un changement global », en français). À cette occasion, elles débâteront sur les principaux thèmes qui préoccupent la planète. L’objectif est en effet d’écouter ces femmes afin de les prendre en compte. Pour ce faire, elles élaboreront un document avec des propositions ; document qui sera par la suite présenté à la communauté internationale.

Nous commençons avec une section au sein de laquelle nous allons vous présenter quelques leaders. Ce sont toutes des femmes qui vont vous impressionner. Nous avons dû faire un choix et nous nous sommes basées sur celles qui seront les coordinatrices des divers groupes de travail. Vous trouverez également la biographie de toutes les participantes sur cette page web.


Aujourd’hui, nous vous présentons JULIA DUNCAN CASSELL

Témoin de la situation de son pays natal, Libéria, après une guerre civile longue qu’elle avait fuie, Duncan a décidé d’y retourner. Son objectif était de dédier toute sa force et tout ce qu’elle avait appris pendant son exil aux États-Unis à la reconstruction du pays, et notamment, à lutter pour les droits des femmes. Sa terre de naissance était un lieu dévasté où les femmes étaient les dernières en matière de droits.

Pendant ses jours aux États-Unis, elle avait réalisé les études de commerce et les études de banque et finance à l’Université de Californie. Elle était préparée, donc elle s’est consacrée pleinement à la réparation des dommages causés par la guerre.

Elle a été la première femme surintendante  du Comté de Grand Bassa, une région stratégique du Libéria. Avec cette responsabilité, elle a réalisé des importantes améliorations dans les routes, l’assistance médicale, l’éducation, le bien-être et les communications.

Elle a occupé ce poste pendant six ans jusqu’à ce qu’Ellen Johnson Sirleaf, première femme en Afrique élue comme présidente et prix Nobel de la paix, a nommé Duncan ministre du Genre et du Développement en 2012.

Elle a joué un rôle important dans la rédaction et l’application de la Politique national de genre du Gouvernement avec l’objectif de réussir la parité et l’égalité. En 2014, elle a assumé des nouvelles responsabilités lorsque le Ministère a incorporé le domaine de Protection sociale.

La vie de Julia Duncan n’a pas été facile. Elle a dû lutter contre la terrible épidémie d’Ebola, qui a signifié une aggravation des succès réussites. La maladie a attaqué ce pays avec une grande virulence. En plus des personnes décédées, la pandémie a provoqué des milliers d’orphelins et, encore une fois, a mené les femmes à une situation de vulnérabilité majeure.

Elle est présidente du conseil d’administration du secrétariat de WONGOSOL, une structure composée de plus de 150 organisations de la société civile dirigées par des femmes ou travaillant sur des questions qui touchent directement les femmes libériennes, notamment sur leur autonomisation, la paix et la sécurité.

Julia Duncan est admirée grâce à son engagement et à sa persévérance pour défendre les droits des femmes, l’égalité de genre, l’enfance, l’éducation, le changement climatique et la démocratie.

Elle est une femme passionnée de tout ce qu’elle fait. Elle continue avec sa lutte car elle sait que, malgré les grands progrès, la violence contre les femmes est toujours trop présente.

Avec Meaza Ashenafi est coordinatrice du group de travail « Égalité légale, droits politiques et participation publique »

(Rebeca M. González, traductrice stagiaire Universidad de Alcalá)

#SouthWomenBridges

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