Cliffrene Haffner, 16 ans. Sierra Leona


14/05/2020

Elle est une des filles de Girls Empowerment Sierra Leone (GESL), une organisation de soutien aux jeunes filles pour les aider à devenir des agents de changement social dans leurs communautés.

Nous, les enfants, voulons retourner à l’école, Covid-19, alors va-t’en, va-t’en, va-t’en.

Girls Empowerment Sierra Leone (GESL)J’ai entendu dire que tout a commencé dans une ville de Chine et qu’il se répand maintenant dans son pays d’origine et dans le monde entier, causant des morts et des douleurs, réduisant les activités quotidiennes, mettant un terme à l’éducation, au travail, au divertissement et au sport.

Je n’ai jamais imaginé que cette épidémie entrerait dans mon pays bien-aimé, car le président, son Excellence Julius Maada Bio et son gouvernement avaient veillé à mettre en place des mesures préventives.

L’épidémie a été un choc pour moi ; elle a commencé par la fermeture des établissements d’enseignement, ce qui a entraîné un nouveau recul en termes de création de futurs leaders et de promotion de leur mission d’éducation de qualité. Les entreprises ont commencé à fermer, nos frontières se sont fermées. L’offre de soins médicaux a diminué par crainte de perdre des vies, tant chez les prestataires que chez les bénéficiaires. Les citoyens se battent pour survivre car il y a un manque de nourriture, d’argent et d’autres besoins fondamentaux.

Je ne suis qu’une petite enfant qui écoute les nouvelles et réfléchit à ce qui est en jeu, et qui pense à retourner à l’école. J’ai peur pour la vie de certains enfants, en particulier les filles, d’être agressée par un violeur et d’être affectée par d’autres éléments.

Nous vivons dans l’ennui et n’avons rien de productif à faire, si ce n’est l’enseignement par le biais des médias sociaux qui n’est pas aussi efficace que d’autres types d’enseignement, les enfants n’ayant pas les moyens d’y accéder. Cela me brise encore plus le cœur lorsque je suis allée en ville et que j’ai vu des petits enfants qui faisaient du troc dans la rue pour survivre.

Covid-19, tu as causé tant de dégâts et de retard. Je ne peux que souhaiter que tu nous quittes maintenant pour ne plus jamais revenir. Nous, les enfants, voulons retourner à l’école, Covid-19, alors va-t’en, va-t’en, va-t’en.

Traduit par Paola Fourcaud

Amis de la Fondation