Samukelisiwe Dube. Afrique du Sud


28/04/2020

Samukelisiwe Dube, vit à Johannesburg et étudie le français à l’université de Pretoria. Elle a bénéficié d’une bourse Learn Africa et a étudié à l’Université de La Rioja.

Samukelisiwe Dube. SudafricaSuite à la confirmation des cas de contagion, qui ont entraîné plus de 75 décès, nous sommes actuellement en période de confinement. Tous les magasins, restaurants, bars et boîtes de nuit sont fermés. Seuls les supermarchés, les pharmacies, les hôpitaux et certains services publics sont encore ouverts au public.

Le gouvernement a déployé des forces militaires et policières pour contrôler la circulation des citoyens pendant le confinement. Le nombre de personnes pouvant entrer dans les supermarchés à la fois est également contrôlé. Tous les types de réunions et d’événements ont été interdits, à l’exception des funérailles. Tous les vols internationaux et intérieurs ont également été interdits, et seuls les vols destinés à rapatrier les Sud-Africains vivant à l’étranger et les étrangers vivant ici pour qu’ils puissent retourner dans leur pays sont autorisés.

Je pense que le gouvernement a réagi par des mesures efficaces pour minimiser et contenir la propagation, tout en fournissant une assistance sociale aux personnes les plus vulnérables et les plus touchées par cette pandémie.

Études en ligne

L’incertitude cause beaucoup de détresse car nous ne pouvons pas continuer à vivre normalement avec ces restrictions. C’est stressant pour moi car je ne peux pas assister à mes cours normalement.  Toutefois, dans la plupart des établissements d’enseignement, l’apprentissage se fait désormais à distance, en ligne. Cela présente des difficultés car toutes les écoles n’ont pas les moyens de poursuivre les cours par voie informatique, et les élèves ne disposent pas non plus de l’équipement adéquat, comme des ordinateurs et un accès wifi, pour terminer efficacement leurs études en ligne pendant le reste de l’année scolaire.

Heureusement, j’étudie toujours, mais en ligne.  Bien que j’aie accès à un ordinateur et au wifi, je trouve difficile d’étudier à la maison, car le foyer n’est pas l’environnement le plus propice à l’apprentissage, surtout avec la famille constamment présente et surtout parce que je dois aussi faire des tâches ménagères.

Plus de chômage

Cette pandémie touche en particulier les femmes en raison de l’augmentation de la charge domestique. En outre, certaines femmes se trouvent malheureusement dans des foyers où il y a de la violence domestique, ce qui aggrave leur situation : enfermées sous un même toit avec l’agresseur et non libres de partir.

Bien que nous n’en soyons qu’au début de la pandémie, celle-ci a déjà commencé à affecter le pays sur le plan économique. Même avant la pandémie, nous avions un taux de chômage élevé. Nous avons maintenant ajouté les chômeurs causés par la pandémie.

Je pense que les choses vont empirer avant de commencer à s’améliorer, et il faudra certainement du temps pour que l’économie du pays se rétablisse, mais cela passera et nous nous en sortirons.

Traduit par Paola Fourcaud

Amis de la Fondation