Formation, leadership et talent africain au cœur du débat sur la coopération universitaire


Jeudi 28 mai 2026 – La deuxième édition de Bridge to Africa, initiative des universités publiques des Canaries visant à créer un Hub académique international entre l’Afrique de l’Ouest et les Canaries, s’est une nouvelle fois imposée comme un espace de référence pour le dialogue institutionnel, scientifique et entrepreneurial entre les deux continents. Pendant cinq jours, la rencontre réunit des responsables institutionnels, des chercheurs, des experts internationaux, des entreprises et des organisations afin de réfléchir aux principaux défis et opportunités de coopération dans des domaines tels que la transition énergétique, la santé, l’éducation, l’économie durable et la géopolitique africaine.

Le programme comprend des conférences magistrales, des tables rondes institutionnelles et entrepreneuriales, des sessions d’experts techniques ainsi que le IVe Congrès international des jeunes chercheurs sur l’Afrique, consolidant Bridge to Africa comme un écosystème vivant de partage des connaissances qui renforce le rôle stratégique des Canaries en tant que pont entre l’Europe et l’Afrique.

Juan Algar, directeur général de la fondation, a participé mardi aux sessions à caractère institutionnel, où il a présenté le travail que l’organisation mène auprès des femmes du continent africain. Il est également intervenu dans l’émission spéciale qu’Onda Cero a consacrée à cette rencontre, mettant en lumière auprès d’un large public l’approche transformatrice qui guide la mission de la fondation.

Mercredi, ce fut au tour de Beatriz Santacruz, coordinatrice du pôle éducation et santé, qui a participé à la table ronde « Espagne et Canaries : initiatives académiques actuelles de coopération avec l’Afrique » . Lors de son intervention, Santacruz a présenté les résultats du programme Learn Africa Canarias et a défendu sa capacité à articuler trois dimensions qui restent souvent déconnectées : « le programme a réussi à connecter formation, employabilité et coopération internationale de manière très concrète et en adéquation avec les besoins réels des marchés africains et canariens », a-t-elle souligné.

Au-delà des résultats concrets du programme, Santacruz a profité de son intervention pour proposer un changement de fond dans la manière de concevoir la coopération universitaire avec l’Afrique. « L’un des grands enseignements de toutes ces années est qu’elle ne peut plus être comprise uniquement comme un transfert de connaissances à sens unique. Aujourd’hui, nous parlons de partenariats horizontaux, de réseaux internationaux de talents et de co-création de connaissances », a-t-elle affirmé. Dans cette même perspective, elle a souligné que les étudiantes africaines qui participent à ces programmes ne sont pas de simples bénéficiaires d’opportunités, mais des leaders communautaires, des chercheuses, des entrepreneures et des agentes de changement qui enrichissent profondément les universités et les sociétés d’accueil, tout en générant un impact significatif dans leurs communautés d’origine.

La participation de la fondation à Bridge to Africa réaffirme son engagement en faveur de la construction d’un modèle de coopération qui place les femmes africaines au centre du développement durable, de l’innovation et de la transformation sociale dans leurs propres territoires.