Journée internationale des femmes : pour une pleine participation à la reconstruction de la paix


Le 8 mars marque la Journée internationale des femmes et, au fil du temps, le mois de mars est devenu un mois clé pour sensibiliser le public à la lutte pour l’égalité des sexes dans le monde. Dans ce contexte, quatre femmes médiatrices de la Coalition des Femmes Africaines Médiatrices pour la Paix (CFAMP), qui vivent dans l’est de la République démocratique du Congo, une région profondément marquée par les conflits, partagent leurs messages, dans l’espoir que le monde les écoute enfin.

 

Emilie Chinembe

Avocate au barreau du Sud-Kivu ,médiatrice, consultante genre

« En cette Journée internationale des droits des femmes, j’élève ma voix depuis l’Est de la RDC, où des milliers de femmes continuent de faire face à la violence, aux déplacements forcés et à l’occupation armée. En tant que défenseure de droit et activiste engagée pour les droits des femmes, je rends hommage au courage et à la résilience extraordinaires des femmes de notre région, qui malgré la peur et l’incertitude, continuent de défendre leur dignité, leurs familles et leurs communautés. Le 8 mars de cette année 2026 n’est pas une simple commémoration, mais un appel urgent à l’action : pour la protection effective des femmes en zones de conflit, pour la justice face aux violences qu’elles subissent, et pour leur pleine participation aux processus de paix et de décision. Les femmes de l’Est de la RDC ne sont pas seulement des victimes de la guerre ; elles sont des actrices essentielles de la paix, et leurs droits ne peuvent plus attendre. »

 

Caddy Adzuba

Docteur honoris causa, juriste, journaliste et défenseure des droits des femmes et des filles

« A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je célèbre le courage, la détermination et la résilience des femmes qui, chaque jour, portent l’espoir, bâtissent la paix et réclament le respect de la dignité humaine. Je rends aussi hommage à ces femmes dans les milieux en guerre, qui, au lieu de chercher leur propre protection s’occupent de la communauté, deviennent de solution pour tous et s’oublient elles-mêmes et à ces femmes qui oublient qu’elles sont fatiguées à force de construire les ponts pour que les communautés vivent ensembles. Que ce mois de mars dédié aux droits des femmes, je réaffirme mon engagement à accompagner et sensibiliser les hommes à comprendre que toujours pour les femmes et jamais sans les hommes. »

 

Emmanuella Vasikya

Médiatrice et actrice humanitaire à l’Est de la RDC

« En ce mois consacré aux droits des femmes, je rappelle que les femmes et les filles de l’Est de la RDC méritent de vivre dans la dignité, la sécurité et la justice. Dans un contexte marqué par les conflits, les violences et l’absence d’accès réel à la justice, il est urgent que la voix des femmes soit entendue et que leurs droits soient protégés. En tant que femme médiatrice et humanitaire, je plaide pour un engagement collectif afin de garantir la protection, la participation et l’autonomisation des femmes et des filles. Les droits des femmes ne sont pas un privilège, ils sont une exigence pour la paix et le développement durable. »

 

Professeure Georgette Biebie Songo

Professeure de toxicologie à UNIKIN, médiatrice et formatrice en genre.

« En ce jour du 8 Mars 2026 , nous voulons honorer la force , le courage , la dignité, la persévérance et la résilience des femmes africaines, qui depuis des générations portent nos familles, nos cultures et nos luttes pour la justice et l’indépendance réelle de leurs peuples. Pour la CFAMP ( Coalition des Femmes Africaines Médiatrices pour la Paix ), la promotion des Droits des Femmes et des Filles est une exigence, une question essentielle d équité et de justice pour la souveraineté et le développement harmonieux des peuples d’Afrique. Quand les femmes africaines se lèvent en s’appuyant avec confiance sur le respect de leurs droits, c’est une Afrique forte qui avance au profit de tout son peuple. »