Secelela et ses filles. Tanzania


01/04/2020

Cette chronique viemt accompagnée des témoignages des filles de Secelela. Virgina, 8 ans, Petra, 10 ans et Ave-María, 13 ans, ont voulu nous laisser leur témoignage. Nous les remercions pour leur magnifique contribution.

COVID19 et nouveau style de vie

Secelelea Tanzania

Je m’appelle Secelela Balsidya, Tanzanienne et bénéficiaire de la Fondation Femmes pour l’Afrique à de nombreux égards depuis 2016.

Le COVID 19, comme dans de nombreuses régions du monde, a déjà frappé aux portes de la Tanzanie. Selon la déclaration de la Ministre de la Santé, du Développement Communautaire, du Genre, des Personnes Âgées et des Enfants, Ummy Mwalimu, 273 personnes au total ont été testées pour le coronavirus à ce jour. Parmi ces échantillons, 260 personnes ont été testées négatives et 13 cas sont des patients confirmés porteurs du coronavirus en date du 26 mars 2020.

Notre gouvernement a pris des mesures sévères pour contrôler la situation. Par exemple, les écoles, de la maternelle à l’université, sont fermées pendant un mois, les activités sportives et de nombreuses autres activités qui impliquent le rassemblement de nombreuses personnes sont interdites. Les informations et données officielles concernant le COVID 19 dans notre pays sont strictement délivrées par le Ministre de la Santé, du Développement communautaire, du Genre, des Personnes Âgées et des Enfants, ou par le Premier ministre ou si nécessaire le Président de la République unie de Tanzanie afin d’éviter la désinformation et la déformation de la situation liée au coronavirus dans notre pays.

En tant qu’experte en marketing, la pandémie de corona a affecté mon travail car il implique de rencontrer des groupes de personnes et beaucoup de réunions et de conversations en tête-à-tête. Notre gouvernement a ordonné aux gens de se mettre en quarantaine et de ne sortir que si c’est nécessaire, et on nous dit aussi d’éviter les déplacements inutiles. Pour l’instant, je travaille à la maison par courrier électronique, par téléphone et par le biais de WhatsApp uniquement. Cette méthode n’est pas aussi efficace que lorsque je rencontre des clients pour leur présenter mes idées et mes produits.

Le Coronavirus a également affecté mon travail d’une autre manière car, malgré l’utilisation du courrier électronique, du téléphone et de WhatsApp, le taux de réponse est encore très faible car les gens ne réagissent plus aux activités commerciales et économiques comme ils avaient l’habitude de le faire, car la plupart du temps leur esprit est tourné vers la pandémie et ils ont peur et sont plus prudents sur la façon dont ils peuvent se préserver et préserver les autres, de sorte que les entreprises ne sont pas vraiment une priorité.

Comme les écoles sont fermées, je me mets en quarantaine pour moi-même et mes enfants qui sont renvoyés à la maison à cause de la situation du coronavirus. D’autre part, le fait de faire face au coronavirus en restant à la maison m’a permis de me rapprocher de mes enfants et le fait de rester ensemble toute la journée et toute la nuit a renforcé nos liens.

J’encourage toutes les femmes et tous les Tanzaniens à adhérer, à respecter et à pratiquer l’auto-quarantaine et tous les autres conseils du gouvernement parce que c’est la meilleure façon de se préserver et de préserver les autres. Mieux vaut prévenir que guérir.

En ce qui concerne les besoins de base pour les repas quotidiens avec ma famille, je suis impactée d’une certaine manière car j’achète dans les magasins voisins pour éviter les longues distances et le rassemblement des gens dans les marchés. Cela m’a amené à ne pas acheter tout ce que je voudrais, mais seulement à me procurer ce qui est disponible pour nous aider à continuer pendant cette période.

L’un des meilleurs mécanismes de défense contre le COVID 19, c’est de se laver les mains ! Ces temps-ci j’ai appris à me laver les mains plus que pendant n’importe quelle autre période de ma vie ! Je me lave les mains régulièrement et l’utilisation d’un désinfectant a changé ma façon de vivre. C’est une bonne pratique de santé et j’espère que je garderai ce comportement même après que la situation liée au COVID 19 soit sous contrôle et que le problème soit résolu

L’expérience du COVID-19

Virginia Tanzania

Bonjour, je m’appelle Virginia Natalia Kidanka. J’ai 8 ans et ma mère s’appelle Secelela Balisidya. Je suis en quatrième année. Notre école est fermée à cause du coronavirus (COVID19).

Je vois que nous fermons l’école parce que le coronavirus est une maladie très dangereuse. Elle a tué tellement de gens. Je ne peux pas du tout aller jouer avec mes amis. Je peux seulement rester à la maison et aller à l’église. Je n’ai pas le droit d’aller au magasin. Nous restons à la maison en quarantaine.

Nous devons nous laver les mains à chaque fois avec de l’eau et du savon ou du désinfectant pour assurer notre sécurité.

 

 

Corona virus (COVID-19)

Petra Tanzania

Bonjour, je m’appelle Petra Redempta Kidanka, j’ai dix ans, et voici mon expérience du Coronavirus.

La corona est la pire maladie sur terre, et cette maladie a touché beaucoup de gens et beaucoup de personnes sont mortes en Chine, en Italie, en Espagne et en Iran.

Cette maladie est causée par un virus appelé corona et se propage par contact avec le corps, en particulier les yeux, le nez et la bouche. Les gens doivent donc éviter de toucher ces zones.

La quarantaine signifie que les élèves ne vont pas à l’école. J’adore la quarantaine. Dans cette quarantaine, j’ai appris à me laver les mains à chaque fois.

Je ne peux pas aller jouer avec mes amis où aller dans les endroits comme les terrains de jeux que j’aime le plus parce que dans cette situation, nous ne sommes pas censés aller dans des endroits inutiles.

 

Corona et moi

Ave Maria Tanzania

Bonjour, je m’appelle Ave-Maria Given Kidanka. J’ai 13 ans et je suis en 9e année. Mon école est fermée à cause de Corona.

Le COVID -19 est causé par un virus appelé corona. CO signifie Corona, VI signifie Virus et D19 signifie le 19 décembre, date à laquelle la maladie a commencé. Cette maladie a débuté en Chine et le monde entier est maintenant touché.

Personnellement, elle m’a aussi affectée, en bien et en mal. Le bon côté, c’est que nous ne sommes pas obligés de nous lever tôt et d’aller à l’école, et le mauvais côté, c’est que nous avons été mis en quarantaine et que nous ne sommes pas autorisés à sortir, sauf pour une très bonne raison.

Nous devons nous laver les mains tout le temps, nous n’avons pas le droit de faire des « High Fives », des « Fist Bumps » ou même des poignées de main.

D’un autre côté, nous serons très en retard quand nous retournerons à l’école. Nous manquons beaucoup de leçons, mais je pense que les enseignants trouveront un moyen de nous aider à rattraper notre retard.

Traduit par Paola Fourcaud

Amis de la Fondation