Nous annonçons la gagnante du concours littéraire « l’Afrique avec un Ñ »

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Nous annonçons la gagnante du concours littéraire « l’Afrique avec un Ñ »

  • L’équatorienne Julia Raquel Alene Ngomo Afang et la camerounaise Lorraine Mbessa Ndzana ont obtenu le premier prix dans les catégories récit et travail de recherche.
  • Le prix est doté de 2 500 euros pour chaque ouvrage gagnant.

Mardi 29 novembre 2016. Le récit « Le pont de la vie » de l’équatorienne Julia Raquel Alene Ngomo Afang et un travail de recherche portant sur l’enseignement de l’espagnol au Cameroun de Lorraine Mbessa Ndzana, originaire du même pays, sont les textes lauréats de la première édition du concours littéraire « L’Afrique avec un Ñ », destiné aux femmes africaines écrivant en espagnol.

Le concours est une initiative de la Fondation Mujeres por África destinée à promouvoir la présence de la langue espagnole sur le continent voisin comme outil de développement, en particulier, par le biais de ses femmes. Rien qu’en Afrique sub-saharienne il existe plus d’un million et demi d’étudiants de langue espagnole; ce chiffre est le reflet de l’intérêt croissant que suscite une langue qui occupe la deuxième place du le classement mondial par nombre de personnes qui la parlent, représentant environ 500 millions de personnes.

« Le pont de la vie » est le récit de la vie d’une adolescente gabonaise qui, devenue orpheline, est accueillie au sein de la famille d’une docteur américaine vivant à Manhattan. La protagoniste entame une nouvelle vie pleine d’enthousiasme où elle rencontre aussi les difficultés liées à l’adaptation.

Le jury qui a évalué les récits reçus -composé de Belén Gopegui, Laura Freixas et Najat el Hachmi- a souligné, concernant le texte gagnant, «la construction d’une voix féminine suivant la tradition de Lázaro de Tormes, qui rappelle parfois une cendrillon africaine et moderne dont la vie avance à la merci de desseins qui ne lui sont pas propres ».

Le travail de recherche gagnant, qui a pour titre « Le développement des compétences de communication chez les élèves de secondaire au Cameroun », approfondit de manière détaillée l’étude du système d’enseignement de la langue espagnole dans ce pays africain, en faisant le diagnostic des faiblesses existantes tout en présentant des propositions didactiques afin d’améliorer l’apprentissage des élèves dans le sujet concerné.

 

Les hispanistes Carolyn Richmond, Ana Rodríguez Fischer et Emilia Velasco, qui constituaient le jury de la catégorie « travail de recherche », ont choisi ce texte « à cause de son important développement théorique, qui peut servir de modèle pour d’autres études similaires. Il met en lumière de manière claire les problèmes et les défis auxquels fait face l’enseignement de la langue espagnole au Cameroun, tout en offrant des propositions didactiques extrêmement pratiques et réalisables. La chercheuse a suivi avec sérieux une méthodologie adaptée à l’objet de l’étude et elle a été rigoureuse aussi bien en ce qui concerne l’application des présupposés théoriques que la programmation des activités pratiques ».

 

Le prix est doté de 2 500 euros pour chaque ouvrage gagnant. Un total de dix récits et huit travaux de recherche, dont les auteures proviennent d’Angola, Cameroun, Gabon, Guinée Équatoriale, Égypte, Madagascar, Maroc, Namibie, Niger, Nigéria et Sénégal ont été présentés lors de la première édition du concours.

Nous remercions toutes les auteures de leur participation au concours et nous félicitons les deux lauréates.

Sur les lauréates:

 Lorraine Mbessa Ndzana est née en 1986 à Yaoundé, au Cameroun.  Après avoir fini ses études secondaires elle a entrepris des études à l’Université de Yaoundé 1, où elle a obtenu une licence en Langues, littératures et civilisations ibériques et ibéro-américaines.  Il y a quatre ans elle est venue en Espagne grâce à une bourse de l’Université de Lleida pour poursuivre un master en enseignement de l’espagnol pour immigrants. Actuellement elle réalise des études doctorales en éducation à l’Université Autónoma de Madrid. Le sujet de sa recherche est « L’alphabétisation académique au Cameroun: conceptions d’écriture des étudiants universitaires ».

Lire en espagnol « Le développement des compétences de communication chez les élèves de secondaire au Cameroun »

 Julia Raquel Alene Ngomo Afang est née en 1993 à Bata, Guinée Équatoriale et elle vit en Espagne depuis cinq ans. Elle a une licence en Droit; elle a fait ses études à l’Université de La Laguna (ULL), l’Université Rey Juan Carlos de Madrid (URJC) et l’Université Complutense (UCM), où elle suit actuellement un master en Relations internationales et droit international. Elle est passionnée de lecture et elle écrit depuis qu’elle a quinze ans. À travers son récit « Le pont de la vie », la jeune auteure revendique la capacité des êtres humains à se remettre de l’adversité que présente la vie. « Cela ne dépend que de nous de traverser de l’autre côté ou de rester ancré sur place, résigné sur son sort », indique Julia R. Alene.

Lire « Le pont de la vie »

 

 

 

 

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