Elles font de la recherche

Nouvelles

Elles font de la recherche

  • Nos chercheuses africaines senior poursuivront leurs recherches et partageront leurs connaissances dans de prestigieux centres espagnols grâce au projet « Elles font de la recherche »
  • Une trentaine de candidatures provenant de tout le continent africain ont été déposées pendant le processus de sélection

15 octobre 2015. L’arrivée des scientifiques africaines sélectionnées dans le cadre du projet de la Fondation Mujeres por África « Elles font de la recherche » est prévue dans les prochains jours. Cette initiative a pour objet de promouvoir et de soutenir le travail que développent les femmes en Afrique dans d’importants domaines comme l’énergie et le changement climatique, la santé ou l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Neuf scientifiques provenant de huit pays différents sont les bénéficiaires des programmes de recherche de six mois qui seront développés dans les cinq centres d’excellence espagnols qui participent à cette initiative de la Fondation MxA. Il s’agit du Centre National de Recherches Oncologiques (CNIO), de l’Institut de Santé Carlos III (ISCIII), du Centre National de Biotechnologie (CNB), de l’Institut des Sciences Photoniques (ICFO) et de l’Institut des Sciences Mathématiques (ICMAT).

Ce programme de séjours s’inscrit dans l’une des lignes de travail du projet « Elles font de la recherche » qui a démarré l’année dernière avec la célébration de la journée de la Science et de la Technologie.

Les centres collaborateurs du projet ainsi que le Comité Scientifique de « Elles font de la recherche » – composé de scientifiques de renom national et international –  ont participé au processus de sélection de la trentaine de candidatures présentées.

Les bénéficiaires continueront leurs travaux respectifs pendant une période de six mois, partageant ainsi leur expérience avec les centres qui les accueillent et acquérant de nouvelles connaissances qu’elles pourront reverser dans leurs centres d’origine.

Les neufs chercheuses qui bénéficieront des séjours de recherche en Espagne sont les suivantes.

Aster Tsegaye Abebe, de nationalité éthiopienne. Professeur du Département d’Immunologie de l’Université d’Addis Abeba, détentrice d’un master en Zoologie de l’Université d’Addis Abeba et Docteur en Immunologie de l’Université d’Amsterdam. Chercheuse avec une solide formation en Afrique et en Europe, elle est aussi vice-présidente de la toute nouvelle Société des Femmes Ethiopiennes des Sciences et de la Technologie (SEWIST).

Le docteur Tsegaye sera accueillie à l’Institut de Santé Carlos III pour y développer des recherches sur l’ordre de grandeur et les caractéristiques cliniques et viro-immunologiques des enfants nés de mères porteuses du VIH afin de concevoir des stratégies et des thérapies pour réduire la transmission du virus entre mère et enfant. 

 

Nahla Ali, soudanaise, possède un master en Parasitologie Moléculaire de l’Université de Glasgow et de Khartoum et un doctorat en Maladies tropicales de ces mêmes universités. Auteur de nombreuses publications, le docteur Ali fera des recherches auprès de l’Institut de Santé Carlos III sur les maladies transmises par des moustiques et sur leur rôle dans la transmission de l’arbovirus. Elle a contribué à la conception innovatrice des curriculums pour les masters de Zoologie et de Parasitologie moléculaire. Elle est un membre très actif de l’association « Femmes soudanaises dans la Science ».

Chantal Ebel, de nationalité tunisienne, est professeur de l’Institut Supérieur de Biotechnologie de Sfax. Elle a obtenu son doctorat à l’Université de Strasbourg puis elle a poursuivi ses études et ses recherches post-doctorales en Suisse. Actuellement elle partage son temps entre son activité académique et la recherche sur un gène spécifique du blé. Ce projet, que le Dr. Ebel développera au sein du Centre National de Biotechnologie, pourrait avoir un grand impact socio-économique pour les futures politiques agricoles dans des pays semi-arides comme la Tunisie.

Jelan Mofeed El-Sayed, originaire d’Egypte, est professeur de Pollution environnementale à la Faculté de Ressources halieutiques de l’Université de Suez. Elle est titulaire d’un master en Microbiologie et d’un doctorat en Phycologie de l’université de Mansura. Le docteur Mofeed développera au Centre National de Biotechnologie un projet sur l’identification des algues et leur modification génétique pour agir contre la pollution et développer la productivité de l’aquaculture et l’énergie.

La Sudafricaine Nosipho Moloto est professeur et chercheuse senior à l’Université de Witwaterstrand. Elle détient un master cum laude de l’université de Zoulouland et un doctorat de l’Université de Witwaterstarnd. Elle a reçu plusieurs prix et séjours de recherche dans de prestigieuses universités internationales comme le MIT de Boston ou l’Université de Manchester.

Le projet du docteur Moloto sera développé au sein de l’Institut des Sciences Photoniques ; il aborde la synthèse et la caractérisation des cellules solaires de différentes architectures qui peuvent être fabriquées à partir des matériaux synthétisés en laboratoire.

Mangaka Matoetoe, du Lesotho, est professeur de Chimie à la Faculté des Sciences appliquées de l’Université de Technologie de Cape Peninsula et chef de groupe de recherches en Électrochimie. Elle détient un master de le l’Université du Cap et un doctorat de Chimie de l’Université de Pretoria. Elle développera un projet à l’Institut des Sciences Photoniques sur les nano-senseurs ayant la capacité de tester l’efficacité des médicaments et la qualité de l’eau.

 

Coumba Niang, sénégalaise, est une scientifique du Laboratoire de Physique de l’Atmosphère et de l’Océan Simeon-Fongang (LPAO-SF) de l’École Supérieure Polytechnique de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar. Elle détient un master en Météorologie, Océanographie et Gestion des Aires arides de l’École Supérieure Polytechnique et un doctorat obtenu dans le cadre du programme commun de l’Université Fédérale de Technologie d’Akure au Nigeria et de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar.

La recherche que le docteur Niang réalisera à l’Institut des Sciences Mathématiques approfondira la connaissance des moussons en Afrique Occidentale et leurs conséquences au niveau planétaire.

Dorcas Osei-Safo, du Ghana, est professeur du département de Chimie de l’Université de Legon. Elle est titulaire d’un master et d’un doctorat en Chimie de l’Université du Ghana et s’est spécialisée en Méthodes spectroscopiques. Le Dr. Osei-Safo réalisera des recherches au sein du Centre National des Recherches Oncologiques sur l’extraction, l’isolement et la caractérisation des composantes bio-actives des plantes médicinales pour prévenir et traiter le cancer, la malaria, la tuberculose et autres maladies tropicales rares.

La Sud-africaine Ann Louw est professeur du département de Biochimie de l’Université de Stellenbosch. Elle détient un master cum laude et un doctorat en Biochimie de cette même université. Elle a fait des recherches à l’Université de Gent en Belgique.

Le Dr. Louw portera au sein du Centre National des Recherches Oncologiques (CNIO) son projet de recherches sur les composantes phyto-œstrogéniques du honeybusch (cyclopia), plante indigène sud-africaine possédant un énorme potentiel dans la prévention et le traitement du cancer du sein.

Plus d’informations sur les scientifiques africaines sélectionnées

Avec la collaboration de: 

 

 

Les dernières nouvelles

Amigos FR

Amis de la Fondation

Nous voulons être 1 million