Carolina Darias défend l’égalité pour construire des alliances en faveur des droits des hommes et des femmes, la paix et le progrès de l’Afrique

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Carolina Darias défend l’égalité pour construire des alliances en faveur des droits des hommes et des femmes, la paix et le progrès de l’Afrique

  • Le Parlament autonome accueille aujourd’hui et demain la Ière Rencontre de Parlementaires Canaries-Afrique, qui s’achèvera mercredi à Casa África
  • María Teresa Fernández de la Vega a signalé que l’objectif de la rencontre est de rendre possible la démocratie qui a pour élément central l’égalité.
  • L’ex-présidente de la République Centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a prôné le renforcement de l’éducation et la formation politique des femmes “pour que ce ne soit plus un mystère et une affaire d’hommes”

Santa Cruz de Tenerife, 16 mai 2016.- La présidente du Parlement des Canaries, Carolina Darias, a souligné aujourd’hui que la Ière Rencontre de Parlementaires Canaries-Afrique “permettra de travailler en étroite collaboration pour consolider un cadre de coopération visant l’Afrique, les femmes et le parlementarisme” et “unir les rêves, les défis et les espoirs pour construire des alliances en faveur des droits des hommes et des femmes, de la paix et du progrès sur le continent africain”, où l’égalité, qu’elle a qualifiée comme le meilleur outil pour changer la destinée de l’Afrique et du monde, a un long chemin à parcourir.

Lors de l’inauguration de la rencontre, qui s’est tenue ce matin dans le Parlement des Canaries, Carolina Darias a été accompagnée de la présidente de la Fondation Mujeres por África, María Teresa Fernández de la Vega, et de la directrice du Conseil Exécutif du Forum Mondial des Parlementaires (WIP), Hanna Birna.

Comme elle a expliqué, lors de cette rencontre, qui continuera demain au siège de la Chambre autonome et qui conclura mercredi 18 mai au siège de Casa África, à Las Palmas de Gran Canaria, on abordera des sujets ayant un caractère politique et parlementaire, ainsi que des questions liées à l’égalité et au leadership, ou les principaux enjeux des programmes régionaux et globaux.

La présidente du Parlement des Canaries a exprimé sa conviction qu’il s’agit là du début d’un long et fructueux chemin et elle a affirmé que “les Canaries veulent contribuer à servir de pont entre l’Afrique et l’Europe, pour défendre les intérêts africains sur le continent européen, pour renforcer l’action européenne, pour rapprocher les revendications des femmes africaines et des femmes européennes, pour développer l’échange d’expériences et d’objectifs et définir les orientations politiques et stratégiques considérées importantes dans ce cadre de coopération”.

Darias a rappelé que les femmes des Canaries ont aussi souffert de discrimination et d’oubli mais elle a déclaré qu’avec du courage et de la persévérance, elles sont arrivées à maîtriser leur leadership pour aborder les problèmes de la société. Dans cette perspective elle a rappelé que le Parlement des Canaries est la première Chambre autonome paritaire en Espagne.

La présidente de la Chambre législative a profité de son intervention pour rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont lutté pour parvenir à une Communauté Canarienne “engagée dans la lutte pour l’égalité et la diversité, comme valeurs et moteurs de toute action, comme droits citoyens”. Elle a aussi montré sa reconnaissance envers “la lutte des femmes africaines qui ont travaillé pour que l’égalité devienne un réalité dans leurs pays.”

De son côté, María Teresa Fernández de la Vega a manifesté que l’objectif des femmes qui vont participer à cette rencontre est de rendre la démocratie possible. Une démocratie qui, a-t-elle dit, “est incomplète dans le monde entier”.

Elle a défendu que “l’égalité entre hommes et femmes est l’élément central, constitutif de la démocratie” elle est convaincue que la Ière Rencontre de Parlementaires Canaries-Afrique permettra de travailler pour combler cette carence.

  Être à la tête du processus de changement

Selon elle, “les parlementaires africaines et espagnoles sont les personnes qui doivent être à la tête de ce processus de changement et pendant ces journées elles travailleront pour tracer des chemins permettant de conserver les acquis et de continuer d’avancer à conquérir des libertés”. Elle a affirmé que, même si en réalité les femmes rencontrent plus de difficultés à accéder à la sphère de décisions, elles doivent travailler dur pour conquérir le leadership.

Pour Fernández de la Vega “les femmes se trouvent dans les meilleurs conditions pour créer de nouvelles manières de penser, pour innover et pour ouvrir les nouveaux chemins qu’exige la nouvelle réalité”. Dans ce contexte, elle préconise un programme politique de la globalisation qui inclut tous les besoins, intérêts et volontés de ce grand mouvement en faveur de l’égalité qui prend sa place dans le monde et qui pourrait représenter les 3,5 millards de femmes qui habitent la planète.

De son côté, la directrice du Conseil Exécutif du Forum Mondial de Parlementaires (WIP), Hanna Birna, a souligné l’importance de cette rencontre, qui se trouve en ligne avec l’objectif du WIP, consacré à accroître le nombre de femmes parlementaires.

Birna a indiqué qu’actuellement il existe 9.000 parlementaires femmes dans tout le monde, ce qui se traduit par 22% de représentation féminine, une situation qu’il faut changer, a-t-elle insisté.

Elle a indiqué que cette rencontre servira à soutenir des histoires réussies et à les transposer à d’autres pays afin que l’obtention de l’égalité en matière de gente devienne normal.

Elle a rajouté qu’une implication plus importante des femmes en politique et dans les prises de décision sont nécessaires pour changer la vie des femmes. En définitive, a-t-elle dit, ce sont elles qui doivent s’emparer du leadership pour changer la situation actuelle.

Dans ce sens-là, elle a prôné la féminisation des politiques et elle a dit que les femmes doivent faire de la politique comme elles l’entendent.

Conférence inaugurale

Lors de la première journée de travail de la Ière Rencontre de Parlementaires Afrique Canaries l’ex-présidente de la République Centrafricaine, Catherine Samba Panza, est intervenue, de même, en prononçant la conférence inaugurale, qui a été l’occasion de manifester la situation exceptionnelle des femmes en Afrique et de partager son expérience, qu’elle a qualifiée de difficile, en tant que plus haute représentante de son pays.

Pour Catherine Samba, la formation des femmes est fondamentale pour arriver à un développement durable, c’est pourquoi elle a encouragé toutes les personnes présentes à continuer de créer des réseaux entre toutes les organisations de femmes afin d’être plus efficaces dans l’incorporation des femmes à des postes politiques et pour atteindre l’égalité.

“Il faut défendre la culture et la conscience politique des femmes pour atteindre la parité”, a assuré Catherine Samba, qui a aussi insisté sur le besoin de “renforcer l’éducation et la formation politique des femmes pour que ce ne soit plus un mystère et une affaire d’hommes”.

Elle a expliqué que les femmes de son pays ont compris que le leadership féminin était la seule voie pour aborder la crise profonde que traverse son pays et ceci a provoqué son implication politique comme candidate à la présidence de son pays, auquel elle a apporté son expérience en matière de médiation.

Elle a signalé que pendant son étape comme présidente de la République Centrafricaine le dialogue a été un élément fondamental et dans ce contexte elle avait lancé un appel aux groupes belligérants pour qu’ils déposent les armes, et développer la cohésion sociale, outre impliquer les antagonistes.

Elle a conclut en disant que le leadership féminin a permis de sauver un pays en danger et qu’il puisse se relever. Elle a remercié Darias et Fernández de la Vega pour l’organisation de cette rencontre, qui facilitera l’échange d’information sur la formation ainsi que partager des expériences et des bonnes pratiques.

Samba-Panza reconnaît qu’il reste beaucoup à faire pour que les femmes deviennent un acteur important en politique internationale et elle a insisté sur le besoin en formation politique des femmes ainsi que la création de réseaux entre les organisations de femmes qui permettent favoriser la mobilisation de ressources et partager des expériences, un aspect qui, a-t-elle dit, sera développé grâce à cette rencontre.

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