Connaissance

La connaissance transforme

Approfondir la connaissance de la situation des femmes en Afrique permet de comprendre et de rendre visible leur réalité et les obstacles auxquels elles doivent faire face, pour pouvoir ainsi intervenir de manière efficace. La connaissance ouvre de nouvelles possibilités, offre des alternatives et a un effet direct sur toutes les facettes du développement. C’est pour cela que cette Connaissance doit être construite par toutes et par tous, à partir de toutes les expériences et situations, en mettant en valeur les contributions africaines.

Différentes organisations et institutions appartenant aux Nations Unies promeuvent la recherche et l’échange d’information sur la situation des femmes dans le monde, en produisant des rapports qui diffusent ces connaissances. Quelques exemples: UNIFEM-Fond de Développement des Nations Unies pour la Femme, INSTRAW-Institut International de Recherche et de Formation pour la promotion de la Femme, les départements concernant l’égalité des sexes du PNUD, de l’OMS, de l’OIT ou de l’UNESCO, l’OHCHR-Bureau du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, etc… Dans le continent des institutions comme l’UA Union Africaine, le NEPAD-Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique, la Banque Africaine de Développement, ou des organisations régionales (CEDEAO, SADC…) ont inclus l’égalité des sexes comme priorité dans leurs actions, en apportant ainsi leur connaissance en la matière avec un point de vue africain.

L’UNECA-Commission Économique pour l’Afrique des Nations Unies qui prépare des rapports pour l’ECOSOC-Conseil Économique et Social des Nations Unies, compte parmi ses six services celui de « Égalité des sexes et Développement ». L’UNECA a créé l’indicateur de développement et des inégalités entre les sexes en Afrique, qui a entre ses objectifs d’enrichir la connaissance sur les femmes en Afrique à travers l’analyse et la mise en exergue.

Le Centre Africain pour la Femme (ACW), appelé actuellement Centre Africain pour l’Égalité des Sexes et le Développement (ACGD) a été créé en 1975 dans le contexte de la Première Conférence Mondiale des Nations Unies sur la Femme, tenue au Mexique. Il s’agit d’une structure régionale des Nations Unies pour l’Afrique ayant son siège à Addis Abeba (Ethiopie) qui traite les questions d’égalité des sexes et de développement.

L’Alliance Africaine pour l’Autonomisation des Femmes (AFRAWE) apparait en 2006, et a pour but l’autonomisation sociale, politique et économique des femmes africaines. L’Alliance favorise l’échange et la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques.

Parmi les principaux centres en matière d’égalité des sexes en Afrique sub-saharienne on peut citer l’African Gender Institute de l’Université du Cap et l’UNISA-Institut d’Études sur l’Égalité des sexes à Pretoria (tous deux en Afrique du Sud), le Centre de Ressources sur la Femme de Zimbabwe, à Harare, l’Isis-Women’s International Cross Cultural Exchange à Kampala (Ouganda), ou le Laboratoire sur l’Égalité des sexes de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar (Sénégal)

 

Accès de la femme à la connaissance

En ce qui concerne l’accès de la femme à la connaissance, l’African School of Economics, créée au Bénin avec l’aide de l’Université de Princeton, ou le Global Center au Kenya soutenu par l’Université de Columbia, favorisent l‘accès des femmes à l’éducation supérieure, rendent visible et mettent en valeur les apports des femmes africaines dans la construction de la connaissance.

Le FEMNET -Réseau de Développement et de Communication de la Femme Africaine est un réseau panafricain créé en 1988 qui, à travers son Secrétariat Régional à Nairobi et ses points focaux dans 30 pays africains, a permis l’échange d’information, d’expériences, d’idées et de stratégies entre les organisations de femmes africaines, en soutenant les mouvements de femmes en Afrique.

Depuis 2006, après la Rencontre de Maputo entre femmes africaines et espagnoles, les rencontres “Femmes africaines et espagnoles pour un monde meilleur” se déroulent annuellement. Après la première rencontre, le Réseau de Femmes Africaines et Espagnoles pour un Monde Meilleur a été constitué, pour devenir un espace de connaissance mutuelle et d’échange d’expériences et de connaissances entre femmes et organisations africaines et espagnoles. Ce réseau est mis à la disposition de la société par les Gouvernements d’Espagne et du Mozambique.

Produire et diffuser la connaissance de l’Afrique

D’un autre côté, il faut citer les centres qui tout en n’étant pas spécialisés dans des questions de genre, travaillent pour produire et diffuser des connaissances sur l’Afrique, comme par exemple le Centre d’Études Africaines de Leiden, l’UCLA African Studies Center à Los Angeles, le Nordiska Africainstitute d’Uppsala, le SOAS-School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres, le Centre d’Études Africaines de Cambridge, le LAM-Les Afriques dans le monde –né de la fusion entre le CEAN-Centre d'étude d'Afrique Noire de Sciences Po Bordeaux, et le CREPAO-Centre d'études et de recherches sur les pays d'Afrique Orientale, de l’Université de Pau et des Pays de l'Adour-, le Centre d’Etudes Africaines de l’EHESS à Paris, le CEMAF-Centre d’Étude des Mondes Africains à Paris, Ivry et Aix en Provence, ou le Centre d’Études Africaines de l’Université de Coimbra.

Au niveau européen, AEGIS-Réseau de Centres d’Études Africaines réunit différentes institutions et centres de recherche africanistes des pays membres de l’UE.

En Afrique même, les principaux centres de recherche sur le continent sont le CODESRIA (Council for the Développent of Social Science Research in Africa ) du Sénégal, le Centre d’Études Africaines de l’Université du Cap, l’ISS-Institute for Security Studies à Johannesburg, Addis Abeba, Nairobi, Pretoria et Dakar, ou l’ OSSREA Organization for Social Science Research in Eastern and Southern Africa à Addis Abeba. 

En Espagne les pionniers dans l’étude de l’Afrique sont l’Association Espagnole d’Africanistes, créée en 1984 et ayant son siège dans la Résidence Universitaire Nuestra Sra. De África, le CEA-Centre d’Études Africaines de Barcelone (association créée en 1987) et le Groupe d’Études Africaines de l’Université Autónoma de Madrid (1995), qui est responsable du premier programme de doctorat spécialisé sur les Études Africaines en Espagne. D’autres centres importants en Espagne sont : la Fundación Sur - Site de connaissance sur l’Afrique, constitué par le CIDAF(Centre d’Information et de Documentation sur l’Afrique), Manos Unidas et Cáritas Espagne; l’HEGOA-Institut d’Études sur le Développement et la Coopération Internationale de Bilbao, ou la Fundación CIDOB-Centre de Recherche des Relations Internationales et de Développement de Barcelone, entre autres.

 

Auteur: Groupe d’Études Africaines de l’Université Autónoma de Madrid